Un peu d’histoire

colisee feodal

Extrait de carnet du journal de Michelet 1839; « couse de Montcornet, vrai colisée féodal »

Résumé historique

Montcornet tire son nom de l’éperon rocheux -Mont cornu- sur lequel le château fort fût bâti.Aux XI et XIIè siècle, la famille des Montcornet édifie un premier château.

Au XIIIè, il devient la propriété des Noyers, seigneurs bourguignons.Au XVè, il passe à la puissante famille des Croÿ qui le conservera pendant près de 200 ans. Au cours de cette période, la forteresse connaît une restauration générale et devient le colisée féodal qui sera si cher à l’historien J. Michelet.

Du XVIIè au XIXè siècle, il est successivement la propriété de Charles de Gonzague, le fondateur de Charleville, du Duc de Mazarin et enfin du Duc d’Aiguillon-Richelieu qui le démantèle en 1766.Au XIXè par héritage, il revient aux Comtes et Marquis de Chabrillan.En 1961, l’abbé Bernard Lussigny (1921-2009) acquiert le château et, mobilisant de nombreuses énergies, fait renaître Montcornet.

Album

Propriétés des Croÿ II

Version Longue

Vous qui allez franchir le pont-levis de ce château, sachez que vous êtes entrés dans l’histoire, une histoire très longue qui remonte dans le temps, mouvementée, souvent cruelle, jamais sans intérêt.

Vous trouverez ici, pour rendre votre visite plus attractive, ce guide historique vous permettant de mieux comprendre ce que les vieilles pierres ont vécu, notre désir étant qu’elles entrouvrent pour vous leur secret …

Le Château de Montcornet est dans l’Ardenne un des plus importants vestiges de fortification médiévale.
Ce véritable « Colisée Féodal », selon le mot de Michelet, fut inscrit en 1926 à l’inventaire des Monuments Historiques.

Dans cette région du Porcien, perché sur le contrefort ardennais, le Mont-Cornu (Mons cornutus), « éperon barré », était prédestiné à accueillir un ouvrage défensif, compte tenu de la situation particulièrement remarquable pour l’observation de tout mouvement belliqueux ou pacifique destiné à rejoindre ou attaquer cette impressionnante forteresse.

Vous en jugerez par le paysage incomparable que vous aurez depuis la Tour méridionale sud dominant la vallée et le « Ru des vaches ».

La légende

L’occupation du site pourrait remonter au néolithique, quelques bifaces préhistoriques en attestent cette présence.

L’aménagement de cet éperon en oppidum (camp retranché) daterait de l’époque gauloise, avec aussi l’installation d’artisans potiers.
 Celui ci prit de l’importance à la fin de l’empire romain et à l’époque mérovingienne dont on peut voir un exemple à la base de l’ancien donjon carré (appareil en arêtes de poissons)

A l’époque de CLOVIS aux environs de l’an 500, l’administrateur de ces terres fut le grand Saint Rémi, évêque de Reims.
Le site de Montcornet prit une importance particulière à partir du partage de l’empire carolingien à Verdun en 843.

Les invasions normandes amenèrent leur cortège de destructions dans cette région du Porcien.
 Mais ce fut la guerre des descendants de Charlemagne qui occasionna le plus de ravages.

L’un d’eux, Lothaire adjoint à sa couronne l’Austrasie et donna cette province à son fils Dagobert, se réservant la forêt d’Ardenne pour y chasser. Il y fit construire un château comme refuge et rendez vous de chasse. Il est probable que Montcornet date de cette époque. Citons à ce sujet “l’historien” Lépine pour qui cette probabilité devient une vérité.

En effet:
 Les Rois habitaient souvent les palais d’Attigny et Douzy qui étaient leurs villas favorites.
 Ils empruntaient un chemin dans la vallée de Thin, pour aller à Montcornet, connu sous le nom de chemin du Roi. Charles, Louis le Débonnaire et ses successeurs, aimant passionnément la chasse, et partant d’Atttigny ou de Douzy, (centres politiques de leur administration), s’élançaient vers la forêt de l’Ardenne par le « chemin du Roi », où, après avoir traqué le buffle, le chevreuil, l’ours, l’élan, le cerf et le sanglier, ils prenaient du repos dans ces châteaux perchés sur les rochers, celui de Montcornet était l’un de leurs favoris.
 Il y avait d’immenses souterrains pour y conserver les provisions nécessaires à la « suite » du roi et même il se peut qu’il ait servi de prison d’État ou de place de guerre.

Entre 950 et 1050, des agents comtaux ou ministeriaux, des aventuriers, profitent de l’affaiblissement de l’État pour confisquer les droits et les revenus à leur profit.

Mais l’histoire de Montcornet est surtout liée au destin de quelques familles illustres.

La famille des Montcornet

A la fin du X° siècle, les archevêques de Reims, les comtes de Champagne et le roi de France se livrèrent à un jeu politique complexe pour s’assurer le Porcien face aux visées germaniques.

C’est dans ce contexte qu’une famille de “ministériaux”,

Les Montcornet, engagèrent dans la région une mise en valeur des terres.
 Le premier d’entre eux fut Hugues I°, seigneur de Montcornet. (Ce prénom fut d’ailleurs porté par cinq seigneurs successifs).

Hugues, par son mariage avec Béatrice de Reynel issue d’une puissante famille lorraine entra dans la noblesse et propulsé parmi les plus grands seigneurs du royaume. Guillaume, l’aîné des fils, hérita de la seigneurie en 1105. Son premier frère Nicolas entra dans l’ordre des Templiers de Laon, le second Barthelemy devint Évêque de Beauvais.

Sur le plan économique la seigneurie de Montcornet fut attribuée, aux branches aînées et cadettes, lors des partages. Les premiers tiraient leurs revenus de la forêt (droits d’usage), de taxes très importantes sur les ardoisières du bassin de Rimogne et des droits de péage sur la Meuse (Deville). Les seconds les tiraient des revenus agricoles de la vallée de la Sormone.

Avec Hugues II (1188-1240), les sires de Montcornet héritèrent des revenus de la branche cadette, rétablissant la rentabilité de la seigneurie, tout en engageant un processus de franchises et libertés commerciales par obtention des droits d’usage dans les bois du Chatelet et de Rimogne ainsi que ceux des écaillères (ardoisières).

Du mariage de Hugues avec Yolande découla un nouveau partage:
Ainsi Gilles reçut les terres de Montcornet. 
Ses frères Pierre II, Nicolas, Gérard et Hugues se partagèrent Lonny, le Chatelet, Neufmaison et Rimogne.

Sa fille Jeanne II fut mariée à un seigneur voisin Engerrand de Rumigny.
Veuve en 1295 et héritière de la moitiée du Porcien (Rumigny, Signy, Montcornet), elle épouse Miles de Noyers, Bouteiller du Roi, Maréchal de France, et ambassadeur de Philippe le Bel.

Elle fut inhumée dans la chapelle de l’Abbaye Notre Dame de la Consolation des Mazures en 1305.

Quant à Jeanne de Noyers, elle fut enterrée dans la Chapelle de Montcornet qu’elle avait fondée en 1303 (cette chapelle se situe à 200 m en contre bas du château).

La guerre de cent ans

Durant la guerre de Cent Ans, les Noyers, plusieurs fois prisonniers de Anglais, durent payer de lourdes rançons qui ruinèrent leur seigneurie.
Lorsque Jean I° (1412), chambellan de Bourgogne légua Montcornet à sa sœur Isabelle, veuve de Dreux de Mello, la terre et le château étaient en piteux état !

La population, décimée par la peste, ne trouvait plus de subsistance dans les viviers abandonnés. Les moulins de Montcornet, de Sécheval et de Renwez étaient détruits. Charles de Noyers-Mello vendit Montcornet à Antoine de Croÿ, habile seigneur, louvoyant entre Français, Anglais et Bourguignons qui l’acheta en 1446.

Splendeurs de Montcornet sous les Croy

Après tant d’épreuves s’ouvrit pour Montcornet l’ère de la splendeur avec Antoine I, Chevalier de le Toison d’Or, Grand Chambellan de Philippe le Bon, Duc de Bourgogne, chargé par lui de la garde de la frontière du Duché avec la France et avec l’appui des places fortes de St Omer, Ath, Maubeuge et Mont cornet.

Le château fut ainsi transformé en cette véritable forteresse que vous visitez.

Montcornet devint une des grandes places politiques et culturelles de l’Ardenne:

Ainsi la garde du château était parfois assurée par les bourgeois de Revin.
Le ravitaillement se faisait à partir des exploitations agricoles de la Motte, de la cense de la Bergerie remise en état par Antoine de Croy (existante toujours à 1km environ au sud ouest) et des viviers d’Arcy et de Lonny.

Antoine s’assura l’appui de plusieurs « Maisons fortes » situées dans la région tenues par ses principaux lieutenants, Montcornet était assistée de 11 Maisons fortes.
cLes revenus fonciers de la seigneurie étaient médiocres et la part versée par les paysans modeste.

Par contre, le seigneur de Moncornet adapta sa gestion aux transformations de l’économie et aux échanges, avec des droits de franchise concédés à la Bourgeoisie.
 Une part importante des revenus étaient constitués par les taxes sur le commerce et le transport des vins, droit d’étal et de halle versés par les commerçants, moulins à draps et à céréales con- cédés à des particuliers.

Mais la plus grande partie des revenus était constituée par les amendes et droits de justice ainsi que les pensions d’officiers de la cour du Duc de Bourgogne… et du Roi de France permettant à Antoine de financer des énormes travaux.

C’est lui qui fit ériger la potence devant le château, signe du droit de haute et basse justice.

Antoine I°, profitant de sa position frontalière, s’efforça de tailler une principauté indépendante en jouant de la rivalité de la France et de la Bourgogne, passant d’une puissance à l’autre.

Ainsi, accusé de trahison par le Duc Charles le Téméraire, selon les évènements et les opportunités, il dut se réfugier à la cour de Charles VII puis de Louis XI dont il fut maître de sa Maison et pour lequel il eut l’insigne honneur de porter la Sainte Am- poule lors du Sacre à Reims.

C’est alors que des officiers royaux voulurent lui faire payer des droits (taxes) pour l’acquisition de Montcornet en 1446. Ces démêlés le ramenèrent en 1473 auprès de Charles le Té- méraire.

Son fils Philippe épousa Jeanne de Luxembourg et poursuivit la même politique. Devenu Chambellan de Maximilien d’Autriche à la mort de Charles, il se rapprocha des français en 1478, ce qui lui permit d’agrandir ses possessions de Château Porcien, Bar sur Aube, Fumay, Revin, Beaumont et Avesnes sur Helpe.

Philippe II de Croÿ fut à la fois Chambellan de François I° (qui coucha au château vers 1514) et Gouverneur du Hainaut vers 1520, avec l’attribution de la Toison d’Or pour le compte de Charles Quint ; qui l’avait chargé d’organiser la défense des frontières méridionales des Pays Bas, consacrant peut être l’immense fortune dont il hérita en 1521 à renforcer les fortifications de sa forteresse …

Désastres des guerres de religion et ruine de Montcornet

Antoine II de Croÿ exploita le principe d’identité religieuse du Prince et de ses sujets pour tenter de conquérir une indépendance depuis longtemps désirée dans sa famille.

En 1561, il se convertit au calvinisme, chassa tous les prêtres et religieux catholiques et, général des calvinistes, il fit beaucoup de mal au pays. Il créa en 1566 trois villages : Bourg Fidèle, Charlebourg et Arches-Bruyère, pour accueillir les adeptes de cette religion chassés de France et de l’Empire.

Montcornet rassemblait alors des seigneurs réformés, tels les de la Marck, Princes de Sedan, servant de base d’opération contre les catholiques.
Ceux-ci se vengèrent en faisant exploser la Tour Carrée (17) bourrée de munitions.

Ces vestiges sont encore visibles à l’est du château.
Mais la mort prématurée d’Antoine II mit fin à cette entreprise et ouvre la période de déclin de la Seigneurie.

Sa veuve Catherine de Clèves s’étant mariée à Henri de Guise, la terre de Montcornet revint à Philippe III, Prince de Chimay, fils de Philippe II de Croy qui entreprit le repeuplement des terres en sujets catholiques et créa pour eux quatre villes : Aarschot, Croy-ville, Hougréaux et Hyraumont .

Un début d’industrialisation fut entrepris avec la création des forges Deville et Fray prés des Mazures.
 Mais les difficultés financières, conjointes au décès de Philippe III (1585) ne furent pas résolues par son fils Charles de Croy, Prince de Chimay et du Porcien, dernier Seigneur du nom de Croy qui décèdera en 1612.

La baronnie de Montcornet fut saisie, à titre de créances, et adjugée en 1613 Charles de Gonzague moyennant 100 000 livres.

Charles était Duc de Nevers et de Rethel, Duc de Mantoue, Prince d’Arches et du Porcien qu’il avait aquis en 1608. Rappelons qu’il fut le créateur de Charleville, ville dotée de la splendide Place Ducale conçue par l’architecte Clément Métezeau (frère du concepteur de la place des Vosges à Paris). Montcornet fut érigé sous sa possession en marquisat.

A sa mort à Mantoue en 1637, son fils Charles de Gonzague II, né en 1629, devint Baron de Montcornet sous la tutelle de sa mère. Il décède en 1652. Son fils Ferdinand – Charles de Gonzague III vendit le Marquisat en 1674 à Armand Charles de la Porte de la Meilleraie, époux d’Hortense Mancini, nièce de Mazarin, qui l’avait doté de 2 millions or, grâce à quoi il devint Marquis de Montcornet et propriétaire de 25 000 hectares. Mais ayant contracté d’immenses dettes, le Duc, malgré sa fortune, abandonne à ses créanciers les revenus de ses domaines et Montcornet qui tomba aux mains du duc D’Aiguillon, ministre de Louis XVI.

En « digne » petit neveu de Richelieu, il démantela le château vers 1760, d’où l’état actuel de nos ruines …

La fille de l’un des derniers descendants, Innocente – Louise Aglaë Dupleessis – Richelieu, Duchesse d’Aiguillon, épousa Jacques Guigues de Moreton, Marquis de Chabrillan, hérita des domaines.

L’histoire de Montcornet pourrait finir tristement au XVIII° siècle avec la descendance des Chabrillan qui n’eut plus à contempler que des ruines envahies progressivement par les ronces et en proie aux déprédations inévitables.

Après une nuit de deux siècles, tombée sur le château hanté par l’Histoire, ce fut une nouvelle page que l’on tourna pour lui : l’acquisition en 1960 de la forteresse par l’Abbé Bernard Lussigny (✝2009), nouveau « Marquis de Montcornet » vient donner un espoir de vie à ces célèbres ruines. Il réunit en une association une équipe de jeunes motivés venu de toute la France.

L’association des Amis de Montcornet continue son œuvre depuis maintenant 50 ans !

Une architecture surprenante

Il serait illusoire de décrire ce que fût le château avant le XII° siècle. L’existence de la famille Montcornet (ayant pris le nom du site) permet d’envisager la construction d’un château en pierre, constituant la résidence proprement dite de cette seigneurie avec salle d’apparat, cuisine, cellier, salle d’eau, latrines, chambre du Seigneur et trois ou quatre chambres des Dames…

Il n’est pas exclu que ce domaine, passant du XIII° siècle aux mains du grand personnage que fut Miles de Noyers, maréchal de France en 1303, ait subi des remises à jour de la vieille forteresse alors que s’annonçaient les périodes troublées de la guerre de Cent Ans.

Lorsqu’en 1446, Antoine de Croy acheta Montcornet aux Noyers, il y trouva une édifice très hétérogène, ayant subi de gros dégats provoqués par la guerre de Cent Ans et le conflit centenaire des Armagnacs et Bourguignons, sans oublier les Ecorcheurs (les Grandes Compagnies).

Dans son état actuel, le château de Montcornet traduit la transformation gigantesque effectuée par la famille des Croÿ. 
Cette mutation s’explique par la modernisation des dispositifs d’attaque et de défense avec l’arme nouvelle qui constitue l’Artillerie et l’utilisation de la poudre.

Dès lors, l’adaptation consista à rechemiser les murs destinés à résister aux boulets en fer et à aménager les archères permettant l’installation des moyens de répliques (voir les boulets et pièces d’artillerie dans la salle d’exposition). Rappelons ici que les murs atteignent au sol une épaisseur de plus de 5 m ….

Les modifications touchent les trois parties principales : 
La masse centrale (sans doute le 1° Donjon) la basse cour et la barbacane (XVI siècle).

Antoine de Croÿ porta tout d’abord ses efforts sur la masse centrale (voir plan) par les renforts des structures antérieures se traduisant par cette imposante masse de pierre de 50m par 46m avec trois énormes tours qui la ceinturent, l’ouvrage atteignant 20m de hauteur. Très spectaculaires également sont les chemins de ronde intérieurs à la base des murailles orientales desservant les meurtrières logées au fond des casemates, avec ébrasement et évasements pratiqués pour couvrir un plan de feu sans angles mort.

Le couloir central, protégé à son entrée par un pont-levis à balancier très ingénieux (7), est commandé à partir de la salle basse inaccessible de l’extérieur. Une passerelle amovible pour piétons a été aménagée sur le coté gauche.

Ce couloir était pris en enfilade par des meurtrières judicieusement placées ne laissant aucune chance aux assaillants (qualité du plan de feu).

La campagne de travaux couvrit également l’aménagement de la Basse Cour au fond de laquelle se situait déjà une Tour-Donjon (14) d’environ 8 m de diamètre, servant déjà de défense autonome et, possédant une citerne de 11 m de profondeur, une « glacière » assimilée quelquefois à un « cul de basse fosse » et, une salle à l’étage d’où l’on jouit d’une vue magnifique sur la vallée.

Une fosse et une passerelle commandée de l’intérieur en contrôle l’accès. 
Le renforcement de cette tour consista en un rechemisage de pierres portant le diamètre à 17m.

Si on revient au centre de la Basse-Cour côté Est (14) on remarque une Tour à “Orillons”, présentant une architecture tout à fait remarquable, de forme ovale aplatie (13) en vue de l’extérieur qui comporte deux réserves à poudre et au sous-sol une belle salle abritant aujourd’hui la quantité d’objets trouvés par notre équipe lors des déblaiements.

Les activités de remaniements gigantesques se poursuivirent au XVI° siècle par l’aménagement d’un pont-levis classique et d’une Barbacane (3), ouvrage avancé destiné à protéger l’entrée de la forteresse.

Elle se compose d’un espace rectangulaire appuyé sur la masse centrale et la Tour d’ “Amboise” (9). 
L’entrée de cet ouvrage est pratiquée dans une Tour rectangulaire imposante, protégée par le pont-levis à contrepoids enjambant le fossé profond (2). Le piège était mortel pour l’assaillant qui s’y serait aventuré, exposé particulièrement aux tirs provenant de la forteresse centrale.

Le sous-sol comprend principalement une grande salle, dite des canonniers munie de meurtrières battant les fossés de leurs tirs au ras des douves.
 À la partie supérieure, un chemin de ronde vient parfaire le dispositif de surveillance de l’approche ennemie.

Le renouveau

Notre Association, séduite par la beauté sauvage et la grandeur des lieux, motivée par la découverte et une réhabilitation dont il était difficile alors de définir l’importance tant la tâche était immense, œuvre pour faire revivre avec cette « forteresse aux marches du royaume ».

La nature ayant repris ses droits, envahissait l’ensemble de l’ouvrage, les ronces et les lierres recouvraient les tours, barrant souvent tout accès. 
Les travaux de déblaiement, menés avec peu de moyens furent immenses.

Des travaux de consolidation essentiels furent entrepris dans les parties vitales, les salles et souterrains vidés des remblais accumulés par le temps, l’éclairage intérieur fut monté et les objets trouvés dans les déblais furent installés dans la salle d’exposition que vous pouvez admirer aujourd’hui. Le château put enfin être ouvert au public.

Notre Association depuis sa création s’est étendue à d’autres membres, mais la tache reste immense et notre souhait est que des lecteurs de ce bref historique inspirés par la magie des lieux nous rejoignent.

L’histoire a besoin qu’on la perpétue. Alors on vous attend !

Cliquez ici pour l’étude historique de Pascal Sabourin

http://ardennes-medievales-450-1500.over-blog.com/15-index.html

Pour plus d’informations sur l’histoire du Château, un livret est en vente pour 2 € à l’entrée du château.

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